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Le sumo est un sport de lutte dont les origines remonteraient en -23 avant Jésus-Christ. Ce sport, déjà très populaire pendant la période Nara (8ème siècle), a vu ses règles s’affiner au cours des siècles grâce au soutien de la Cour impériale et à la ferveur populaire qu’il a toujours suscité.

Si le principe de la lutte n’a pas changé (pousser l’adversaire hors de l’aire de combat ou lui faire toucher le sol avec une autre partie que ses pieds), les tournois n’ont commencé qu’au 17ème siècle grâce à d’anciens lutteurs, et il a fallu attendre 1928 pour que l’Association Nationale de sumo voit le jour et façonne enfin les règles et techniques utilisables.

Bien que le sumo n’existe professionnellement qu’au Japon, il y a tout de même des fédérations d’amateurs dans le monde et de grands intérêts pour la discipline, comme en France où le sumo fit sa première apparition en 1986 à Paris à l’initiative de Jacques Chirac.

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Arrivée des sumos pour un tournoi

Actuellement, les lutteurs sont répartis en divisions selon leurs résultats, dans un grand classement qui s’appelle banzuke. La 1ère division s’appelle Makuuchi, et la deuxième Jûryô : ce sont les deux divisions réunissant les lutteurs « titulaires », au nombre de 70 en tout. Les autres divisions (makushita, sandan-me, jo-nidan, jo-no-kuchi) regroupent les environ 750 non-titulaires qui aspirent à l’être.

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Lutteur montrant son nom dans le banzuke

Au sein de la 1ère division Makuuchi, différents grades sont présents. Il y a actuellement 4 yokozuna (champions suprêmes qui gardent leur titre à vie), 2 ozeki (grands champions qui peuvent perdre leur grade s’ils ont des résultats négatifs sur deux tournois consecutifs, mais peuvent prétendre au titre suprême), 3 sekiwake (qui doivent avoir de très bons résultats pour prétendre au grade d’ozeki), 2 komusubi (titre d’encouragement), et 31 maegashira (les autres lutteurs).

Chaque année, 6 tournois ont lieu lors des mois impairs :

– Janvier : Tokyo

– Mars : Osaka

– Mai : Tokyo

– Juillet : Nagoya

– Septembre : Tokyo

– Novembre : Kyushu

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Kyokutenhô ayant remporté un tournoi à la surprise générale

Ces tournois durent 15 jours pendant lesquels les lutteurs titulaires font 15 combats (1 par jour), contre 7 seulement pour les non-titulaires. A l’issue de ces 15 jours, les lutteurs obtiennent un résultat positif (kachi-koshi) ou négatif (make-koshi) qui influera directement sur le nouveau classement effectué avant chaque nouveau tournoi. Plus vous avez de victoires (au minimum 8), plus vous monterez dans le classement, plus vous aurez de défaites et plus vous descendrez.

La carrière d’un sumo est souvent assez courte. Bien qu’il intègre une écurie (heya) à partir de 15 ans, et prenne sa retraite entre 30 et 40 ans en général, il met souvent beaucoup de temps avant d’atteindre les divisions supérieures et d’y rester régulièrement. Lorsqu’il y arrive, sa vie est assez facile avec un bon salaire et de bonnes primes, ainsi qu’un logement individuel. Mais les lutteurs non-titulaires ont une vie bien plus difficile, rythmée par les corvées, la vie en dortoir, et les problèmes liés au poids.

En effet, les lutteurs non-titulaires sont chargés des corvées de ménage, cuisine, etc… en plus de l’entraînement et de la recherche du poids idéal, et des propriétaires/entraîneurs des heya qui sont sur leur dos (et qui sont connus pour leur très grande sévérité). Si vous souhaitez approfondir cet aspect-là, allez jeter un coup d’oeil aux documentaires que je cite dans l’article qui y est consacré.

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