agartha3Asuna est une écolière esseulée et plutôt solitaire. Son père étant décédé et sa mère travaillant comme infirmière aux horaires contraignantes, Asuna doit s’occuper elle-même de l’entretien de la maison, de ses devoirs et des repas. A la sortie de l’école, elle aime à se réfugier dans les collines avoisinantes pour écouter des sons étranges captés à l’aide d’un récepteur que son père lui a légué. Un jour, elle est attaquée par une bête monstrueuse, mais un jeune homme prénommé Shun la sauve. Shun a des allures chevaleresques, et disparaît aussi vite qu’il est apparu, non sans avoir parlé à Asuna du monde oublié dont il vient : Agartha. Asuna partira donc à la recherche de Shun, accompagnée de son professeur, également passionné par cette Terre des Dieux où repose le secret pour ramener à la vie ceux que l’on aime.

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Grand admirateur d’Hayao Miyazaki, Makoto Shinkai avait jusque-là traité essentiellement du thème de l’amour éloigné voire impossible dans les environnements actuels ou futuristes de ses anime. On retrouve dans « Voyage vers Agartha » un monde inspiré des grands anime d’Hayao Miyazaki, mais dans lequel Makoto Shinkai aborde à nouveau les thématiques de la solitude et de la relation séparée par la distance sans pour autant les mettre autant en avant que dans ces œuvres précédentes. En effet, le récit très riche, la profondeur des personnages, et l’inventivité du monde d’Agartha sont plus importants ici, et le réalisateur nous propose un anime des plus réussis avec quelques hommages, comme le grand Quetzalcóatl ressemblant au robot du « Château dans le ciel » ou les courses à cheval faisant penser à « Princesse Mononoke« .

Agartha

Mais loin d’être une pâle copie des studios Ghibli, cet anime est une merveilleuse adaptation de l’univers d’Hayao Miyazaki auquel se mêlent les qualités de Makoto Shinkai. On ne peut qu’être admiratifs devant la qualité et la beauté du dessin, et devant la réinvention du discours par le réalisateur qui semblait jusqu’alors un peu enfermé dans sa thématique. L’enjeu romantique est abandonné assez vite par des préoccupations plus universelles, le Professeur Morisaki devient plus central pour aborder le thème de l’acceptation de la mort, et l’élément kawaii (mignon) représenté par le petit animal de compagnie d’Asuna prend une toute autre dimension vers la fin de l’histoire. Riche, brillant, somptueux, cet anime est un renouveau pour Makoto Shinkai, qui prouve à tout le monde que son immense talent graphique n’est pas sa seule qualité, et qu’il est capable de réaliser des œuvres somptueuses, comme ce « Voyage vers Agartha« !

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