rakugo

Yotarô est un jeune homme impétueux sortant de prison. Au cours de sa détention il a découvert le rakugo, un récit humoristique traditionnel, par l’intermédiaire du grand maître Yakumo Yûrakutei, et il souhaite se sauver en allant prier cet homme de l’accepter comme disciple. Bien que Yakumo Yûrakutei ne prenne jamais de disciple, il acceptera Yotarô, séduit par sa détermination et son envie. Yotarô rejoint donc la maison du maître où loge également Konatsu, une jeune femme sous sa tutelle qui rêve de faire enfin du rakugo alors que Yakumo Yûrakutei ne lui autorise pas. Face à l’incompréhension de ces deux jeunes amateurs, le maître va finalement leur raconter son histoire. C’est ainsi que nous suivrons l’évolution passionnante et bouleversante de Bon (surnom du maître dans sa jeunesse) et de Shin, deux jeunes amis que tout oppose mais qui ne peuvent avancer sans l’autre dans le monde du rakugo.

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Le rakugo est une forme de récit comique traditionnel qui date du XVIIème siècle. Le conteur rentre sur scène et s’installe à genoux (en seiza) avec pour seul accessoire un éventail qu’il utilisera pour mimer des objets. Hormis celle accompagnant son entrée, il n’y a pas de musique (ni de décor) durant la pièce, et le conteur doit redoubler de génie pour représenter en mimiques et par la voix les différents personnages, effets sonores, et situations. Après avoir présenté le récit, le conteur développe l’histoire, puis termine sur une chute comique. Dans cet anime, tous les épisodes sont parsemés de passages de rakugo, tous aussi incroyables que drôles. Les seiyuu (doubleurs de voix de l’anime) ont fait un travail absolument remarquable pour ces moments de récit, et l’accompagnement de ces scènes par la musique jazzy très rythmée est une excellente trouvaille.

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J’ai regardé cette série sur le conseil de mon amie Liv, qui l’avait beaucoup aimée et qui souhaitait avoir mon ressenti. Pour être tout à fait franc, je n’ai pas vraiment accroché lors des cinq premières minutes. Mais lors du premier passage de rakugo, j’ai été complètement happé par le récit et j’ai eu l’impression de revenir à moi seulement à la fin du générique! Passé la mise en situation du premier épisode, nous voila plongés dans l’ère Showa pour suivre l’évolution de Bon et Shin, une des périodes du Japon que j’aime particulièrement. Bon est solitaire, réservé, cherchant l’excellence en tout, et Shin est impétueux, aime l’alcool et les femmes, et veut surtout faire rire les gens. Voulant sauver le rakugo, il souhaite créer un nouveau style mais se heurte aux plus anciens. Même s’ils sont en rivalité, Shin admire Bon, et Bon a besoin de la présence de Shin pour jouer. L’histoire d’amitié entre ces deux personnages est splendide, et fait penser à celle de « Kids on the slope » ! Cette série est à voir absolument, c’est un vrai coup de cœur pour ma part!

 

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