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Azuma Kazuma est encore un enfant lorsqu’il découvre le pain. Jusqu’alors, pour lui comme pour de nombreux Japonais, le riz est largement supérieur au pain. Mais lorsque sa sœur l’emmène de force dans une boulangerie pour gouter du pain, c’est la révélation. Le boulanger prendra Azuma Kazuma sous son aile pour lui enseigner la méthode de fabrication du pain, car ce jeune homme a un talent inné : des mains solaires, tellement chaudes qu’elles aident à la fermentation du pain et le rendent délicieux. Quelques années plus tard, Azuma Kazuma se rend à Tokyo pour participer au recrutement de la plus grande boulangerie : Pantasia. Mais il sera embauché par la petite-fille du propriétaire, Tsukino, qui travaille dans une petite boulangerie de Tokyo et souhaite lui donner sa chance. Il forme ainsi une équipe dépareillée mais joyeuse et talentueuse, formée de Tsukino la jeune gérante mignonne, Kawachi Kyousuke l’ami fidèle bouffon, et Ken Matsushiro le gérant musclé à la coupe afro et aux lunettes de soleil, avec laquelle il rêve de créer le pain qui deviendra le symbole japonais, le Ja-pan!

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Le pain est arrivé tardivement au Japon, après la seconde guerre mondiale, et son développement a été plutôt lent. Mais les Japonais apprécient la nouveauté et ont également adapté le pain à leur goût, comme les fameux melon-pan ou an-pan (pain au melon et pain à la pâte de haricots rouges). Takashi Hashiguchi adapte ici un manga qui parodie le style appelé shônen, les histoires pour adolescents garçons. Les personnages semblent se battre et lutter pour leur vie bien qu’il ne s’agisse que de boulangerie, ce qui donne une dimension comique et parodique à chaque épisode de cet anime. Car c’est la véritable particularité de cet anime : en plus de son côté didactique très riche sur les différentes étapes de fabrication du pain ou de viennoiseries, « Yakitate! Japan » est un réel délire coloré et comique rempli de jeux de mots tirés par les cheveux et de situations exagérément drôles.

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Cela passe par des personnages étonnants, comme le gérant à la coupe afro qui fait penser à un yakuza, ou le concurrent Suwabara Kai qui se comporte comme un samouraï, ou même Pierrot Bolneze, le mime devenu spécialiste et juge du tournoi. Bien que l’inventivité des histoires et des créations diminue peu à peu au fil des nombreux épisodes, le ressort comique reste toujours présent et rend cet anime vraiment agréable à regarder et distrayant. Les scènes de préparation comme les explications sont passionnantes, et les personnages très attachants. Pour moi qui adore l’ambiance des boulangeries françaises au Japon (malgré des pâtisseries pour le moins étranges), j’ai trouvé ici une grande satisfaction à me baigner à nouveau dans cet univers au fil des épisodes. Si vous aimez aussi ces endroits, cet anime est fait pour vous !

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